LES ROUTES VAROISES EN LIBERTÉ

LA BELLE DE MILWAUKEE

La passion de la moto, tout simplement.

12/04/2026.


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La Mine de Cap Garonne.

24 février 2026.

Texte : Pierre.
Photos : Claudie, Zaza, Patricia, Pierre.

Le soleil avait clairement décidé de pointer à l’appel. Ciel bleu lavé à grande eau, lumière dorée posée sur les casques, et les Routes Varoises En Liberté qui se retrouvent à 8h30 tapantes à Rocbaron. Les moteurs ronronnent comme des chats bien nourris, les poignées se serrent, les visières claquent. Destination inconnue. Sortie surprise. Autant dire que ça sent la belle journée.

Cap sur la Provence Verte... et le bord de mer.

Les routes varoises s’étirent sous les roues, rubans tièdes déjà caressés par le soleil. Et puis, au détour d’une courbe, elle apparaît, majestueuse, immobile, presque théâtrale : La Montagne Sainte-Victoire. On passe à son pied comme on saluerait une reine. Les motos ronronnet doucement, respectueuses.

La montée du Col de l'Espigoulier, changement de tempo. Ça enroule, ça penche, ça relance. Les virages s’enchaînent comme une partition bien maîtrisée. Au sommet, arrêt photo obligatoire. Devant nous, le panorama s’ouvre en grand angle : Toulon, sa rade scintillante, les reliefs découpés comme une maquette géante. Les blousons claquent au vent, les sourires aussi.

On respire. Ça sent le pin chauffé et la liberté.

Prêts à redescendre vers Gémenos, tout en bas.

Et là, halte stratégique au mythique Bar de la Pipe. Terrasse ensoleillée ou ombragées, café serré, chocolat, discussions animées. On refait déjà la route, on compare les trajectoires, on chambre un peu. Les casques posés sur les tables ont l’air de nous écouter.

Nous repartons direction le Circuit Paul Ricard. Pas de chrono, non, juste le plaisir. On bifurque ensuite vers la route du Siou Blanc, et le plateau du même nom nous ouvre ses grands espaces. Vaste, sauvage, lumineux. Là-haut, la route semble flotter entre ciel et garrigue.

Les motos filent, petites silhouettes noires dans un décor XXL.

Puis la descente vers Carqueiranne. L’air devient plus doux, presque salé. On arrive pour le déjeuner avec cette fatigue délicieuse des journées pleines, celle qui vous colle un sourire sous le casque.

Il y a des mardis qui ressemblent à des dimanches, certains choisissent le canapé et la télé. Nous, on a choisi d’aller sous terre. Direction la mythique Mine de Cap Garonne. Rien que le nom sonne comme une promesse d’aventure. Ou un vieux film d’explorateurs avec lampe frontale, moustache en bataille et trèsor à la clé.

Les minéraux exposés au sein de la mine.

Tout a commencé dans une galerie un peu plus sombre que les autres, au cœur de la Mine de Cap Garonne. Pendant que certians parlaient cuivre, de veines minérales, de sueur et de courage d’antan… soudain, dans un recoin, un éclat. Pas un simple reflet. Un truc qui brille comme une promesse.

Silence général. On s’approche en file indienne, façon Indiana Jones, un murmure « C’est peut-être le filon secret…». On gratte un peu. On souffle dessus comme si ça allait révéler une carte au trésor gravée. Suspense maximal.
Et là… le trésor de la mine enfin retrouvé !

Un moment.
Un fou rire monumental.

En ressortant à l’air libre, le soleil nous frappe comme une ovation. La mer n’est pas loin, la lumière éclabousse les collines, et on cligne des yeux comme des taupes en permission. Finalement, descendre dans les entrailles de la terre, ça remet les idées en place. On râle un peu pour la forme, on plaisante beaucoup, mais on repart avec cette sensation d’avoir touché un morceau d’histoire… et d’avoir testé la solidité de nos casques contre les plafonds bas.

Le vrai trésor, finalement, c’était cette bande de copains perdue sous la colline, à s’émerveiller pour un éclat de roche verte. C’était l’histoire qu’on allait raconter dix fois en l’embellissant à chaque tournée. C’était la sortie au soleil, la lumière retrouvée en sortant de la mine, les épaules qui se tapent, les blagues qui fusent.

Conclusion officielle du groupe : expérience validée. Personne ne s’est perdu, personne n’a découvert de filon secret, mais tout le monde a gagné une anecdote à raconter au prochain apéro. Et ça, c’est déjà une belle pépite.


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